vendredi 27 juillet 2012

Ils rentrent ce soir !!


Ils ne verront plus de si tôt ce genre de panneau :



S'ils sont actuellement à Oslo, en attente de leur vol, c'est qu'ils n'ont pas oublié de prendre l'avion à Longyearbyen !

Ils arriveront ce soir à Lorraine TGV et enfin à la MJC de Metz Borny vers 20h15..

Bientôt, ils vous raconteront leurs aventures, alors, restez connectés !!

C'était Gaëlle T, en direct et en stress depuis le 14 juillet, de son bureau, l'oeil rivé à Whatusea et à sa boite mail !

mercredi 25 juillet 2012

Billefjorden


D'après Whatusea, ils sont amarrés dans le Billefjorden... 
78°40'5" N 16°52'50" E

Voilà qui sera plus précis :

 

En y regardant de plus près, c'est plutôt une bonne nouvelle, puisqu'ils ne sont pas très loin de Longyearbyen, et donc de l'aéroport d'où ils s'envoleront ce vendredi..

Dans l'attente d'une éventuelle 3ème lettre du bout du monde, voici quelques images de ce qu'ils sont peut-être en train de contempler..

Y ont-ils pris le thé en compagnie de quelques cow-boys norvégiens ?!

Ont-ils foulé, voire escaladé, cette montagne ?!

Leurs images viendront.. A 2 jours du retour, laissons-les profiter pleinement.. avant d'en profiter à notre tour !

Gaëlle T.

mardi 24 juillet 2012

                   

-  Lettre du bout du monde   -


Code Rouge


        Le capitaine et l'équipage ont désormais décidé de mettre en place un code durant nos sorties sur terre. Lorsque nous voulons regagner le bateau le responsable armé annonce sur la radio :  Code Vert : c’est que nous ne courons aucun danger, code Orange : danger observé ! Code Rouge : danger immédiat. Et  bien… vous ne nous croirez sans doute pas, mais hier nous avons annoncé sur la radio : Code Rouge !


        Baie de La Madeleine, 22 heures 30, le soleil brille. Incroyable été boréale. Nous débarquons sur une plage de sable fin. Des rires, des blagues jusqu’au moment où un couple de sternes arctiques décide de nous barrer le chemin. Ces élégants oiseaux qui se déplacent chaque année entre le pôle sud et le pôle Nord n’apprécient guère notre venue. Piqué. Looping. Et coup de bec sur la tête. Tout cela provoque la dislocation partielle de notre groupe. Jusqu’à ce que nous sortions de leur territoire de nidification. La colonne regroupée reprend sa marche en direction d’un glacier qui vient mourir dans la mer. On discute, on papote, sans trop observer le biotope.






Le premier fut invisible. Nous étions assis à contempler la mer et les montagnes, à admirer les glaciers, lorsque nous avons entendu son grognement sourd et bestial résonner dans la vallée. En ce qui concerne le deuxième, nous pouvons nous demander si ces prédateurs, en plus de savoir faire un guet-apens, ne savent pas aussi se parler.


Hé mon ami ! Vient donc du côté de la plage, derrière le cimetière de trappeur !
A l'endroit où nous avons dévoré des campeurs autrichiens il y a tout juste 40 ans. Humour de marin… Ou prémonition.


Sans l'œil de lynx de Jean Cassien, le mécano du bord, nous n'aurions jamais vu la bête. A 300 m sur la plage, il sent nos traces et vient vers nous. 500 ou 600 kg, allez savoir. Une démarche faussement pataude pour un animal capable de charger à près de 50km/h.  Le capitaine donne ses ordres, demande par radio au Second, Julien, de changer le lieu de rendez-vous pour regagner le bateau au plus vite. Code Rouge annoncé ! Julien à bord du bateau pneumatique qui nous sert à débarquer essaie d’effrayer l’ours. Curiosité ou bête affamée ? Nous
n’attendrons pas la réponse. Le capitaine donne l’ordre d’évacuer la zone. Les ordres fusent en silence mais le message est clair : "Le premier qui crie parce qu'il panique, je l'assomme! Crier, c'est nous mettre tous en danger!". Personne ne dit mot.






Pendant que l'adrénaline et la peur se font ressentir chez certains d’entre nous, Julien arrive pour nous récupérer.  L’ours n’est plus qu’à 50 mètres de nous. Jean Cassien et le Capitaine se sont mis en position de tir.  Mais il nous faut embarquer et cette fois il faudra descendre dans l’eau glacée car le canot ne peux approcher de la berge. Que faire ? On s'excite, on s'énerve, c'est vrai ma foi il arrive. "François, pose-moi cette caméra et monte dans le bateau !"-"Jamais je ne lâcherai ma caméra !"-"Bon dieu François !"


Pas question de laisser quelqu’un sur la berge. Les ordres sont stricts, tout le monde doit embarquer dans le zodiac. Nous nous y retrouvons à … quatorze. Nous enfilons nos gilets de sauvetage et observons la scène.


David le capitaine et JJ le mécano observent l’ours. L’animal en fait de même.
On s’observe, on se jauge.  Les balles sont engagées. La sécurité du mauser modèle 1939 est enlevée. Le silence devient pesant. Vingt longues secondes, pas une de plus. L’ours s’est encore avancé vers nous. Une détonation, puis deux, puis trois. Les douilles des balles tombent sur le sol.  Les armes sont rechargées. A peine effrayée par les détonations, la bête décide de continuer son chemin, sans même nous regarder.
Au fait, a-t-il eu aussi peur que nous ?
Peu importe. De toute façon, nous ne comptons pas aller lui demander…


Dans le zodiac, tassés les uns sur les autres, les rires et les commentaires vont bon train. Improbable rencontre en milieu hostile, animal emblématique de la vie polaire. Souvenir marqué à vie dans nos mémoires.


Beaucoup de peur, de curiosité et de fascination pour ce géant des glaces. Et une fois rentrés à bord de La Malouine, nous avons revu la scène sur la caméra.
Pour l’occasion, nous avons fait des crêpes sur la dunette de La Malouine. Toute la soirée, je vous laisse imaginer, notre sujet de conversation…
François, lui, a répété une bonne dizaine de fois : "Je tiens la perle du film !
Regardez-moi ces images !".


Amicalement du bout du monde.
A bord de La Malouine.

Anaïs et Nagui.


Vendredi 20 juillet 2012

lundi 23 juillet 2012

Nouvelles fraîches !


Je viens d'avoir Caroline au téléphone... 
Certains s’inquiétaient, et j'en faisais partie, de ne pas avoir de nouvelles depuis vendredi dernier, le 20 juillet.
Cela est dû au fait qu'ils n'avaient pas de réseau, mais pas de réseau du tout !

Ma carte précédente sur leurs dernières étapes est donc plus ou moins erronée, car, qui dit pas de réseau, dit également un signal GPS en berne, qui, s'il n'avait pas disparu de sur la carte, n'avait pas beaucoup bougé non plus !

Ce week-end donc, nos jeunes navigateurs sont allés bien plus haut, bien plus au Nord que la baie de la Madeleine (Magdalenefjorden). Et ils sont redescendus doucement. 



Actuellement, ils sont, et le GPS ne nous l'indique toujours pas !, dans la baie de Longyearbyen.
Ils y sont arrivés vers 13h.

La suite du programme : du tracking sur glacier.

Tout la haut vers le Pôle Nord, après une semaine de beau temps, le ciel s'est couvert et les parkas sont de sorties !

Nous sommes restés moins de 10 min au téléphone.. mais je peux vous confier qu'ils ont vu des paysages magnifiques (on s'en serait douté !), qu'ils ont pris beaucoup d'images, qu'ils ont plongé dans l'océan arctique, en combinaison de survie évidement !

Comme le soleil ne se couche jamais en cette période de l'année, ils sont très fatigués, leur horloge interne dérégulée ne leur fait pas savoir qu'il est temps d'aller se coucher.. mais ils ne s'en plaignent pas, pas tout le temps !, et tous profitent de cette expérience unique, chacun a son rythme, entre échanges passionnés dans le groupe et nécessaire besoin d'introspection solitaire.

Il nous faudra attendre leur retour pour savoir ce qu'ils ont vraiment vu.. en attendant, pour nous permettre d'imaginer leur voyage, j'illustre mes articles grâce à des images que je prends sur le site topologique du Svalbard.

A très vite, dès que j'aurais à nouveau de leurs nouvelles,

Gaëlle T.


23 juillet 2012

Où sont-ils ?





En 1 semaine de navigation, notre GPS nous dit qu'ils auraient parcouru plus de 512 km !


Et c'est confirmé, ils ont vu des ours blancs.. 


D'un peu trop près selon certain ! Mais rassurez-vous, tout le monde va bien !
Que d'histoires ils auront à nous raconter à leur retour !




vendredi 20 juillet 2012

-  Lettre du bout du monde   -

Le Farwest norvégien



    Aujourd'hui encore, il a tourné au coin de la rue, des lunettes sur les yeux, à ses mains la laisse d'un chien de traîneau, sur son dos une une carabine chargée. Il marche de façon décontractée, tranquille et naturellement il rentre dans le seul commerce de l'île, va faire ses quelques courses et regagne son habitation, perchée en haut d'une montagne.


78° 14 min Nord. 15° 30 min Est. Longyearbyen. 1 000 habitants, un aéroport, un port, trois rues, et 5 000 ours. Bienvenue.


Encerclé de mer et de montagnes, la seul marque de l'homme reste ces grands poteaux de fer rouillé liés entre eux. Jadis ils transportaient les wagons des mines de charbon. Calme et tranquillité garantie. Du moins presque, nous sommes un peu au Farwest, un Farwest norvégien. Loin des signalisations de la sécurité routière française "attention aux cerfs", "attention à la sortie d'école", il se dresse ici sur les routes des panneaux triangulaires rouges "attention aux ours". L'un de ces spécimens a été signalé à proximité de l'aéroport une semaine avant notre arrivée. Deux jours après notre venue sur l'île, l'équipage nous présente les deux armes à feu en leur possession. Des armes louées sur place. Ici le port d'arme est obligatoire.
Les nôtres possèdent une gravure d'environ deux centimètres à côté de la sécurité : un aigle, les ailes ouvertes, à ces pieds une croix gammée. Triste patrimoine, d'une époque où le Spitzberg était l'enjeux de toutes les convoitises. Route du Nord entre américains et russes.
Pour 30 couronnes norvégiennes, tout l'équipage a au moins une fois magné l'arme. Étrange ambiance.

A minuit dans ma cabine de La Malouine, le soleil est environ à la même hauteur qu'à 14 heures lors d'une journée de février à Metz. Il se joue de nous, toujours installé confortablement à la même hauteur, il nous tourne au tour, joue à cache-cache; je suis ici ! non de l'autre côté maintenant ! Nous sommes épuisés, nous ne savons plus à quelle heure nous vivons, quel jour. les soirées sont trop longues.
Le froid, pas si froid, 7 ou 8 degrés pas plus, quelques norvégiens habitués sont même installés en terrasse du bistrot local, ambiance trappeurs et confort nordique.

A bord de La Malouine, David le Capitaine, Julien le Second, et JJ le mécano s'activent avant le départ. Farid, Caroline, et les autres ont déjà pris possession de leur cabine. dans quelques heures nous larguerons les amarres. Cap vers le Nord et la baie de Copper Camp. Il y a longtemps déjà, les pêcheurs de baleines, venus de France ou d'ailleurs avaient l'habitude d'y jeter leur ancre. Tout au long de notre périple, nous suivrons leur trace. Mais je dois vous quitter, on m'appelle sur le pont et la cloche de La Malouine a déjà donné le signal du départ.


Amicalement du bout du monde.

A bord de La Malouine.


Anaïs


Le mardi 18 juillet 2012

jeudi 19 juillet 2012