mardi 24 avril 2012

Finalement Cap vers l'Est



Mardi 10 avril 2012

Levés pour tous à 7H, avec une petite appréhension pour le départ.
Après le petit déjeuner, un groupe se charge de l'avitaillement, un autre de ranger le bateau pour la navigation et de reprendre la météo actualisée.
Mauvaise nouvelle : la mer est agitée, le vent est de force 7 à 8 sur l'échelle Beaufort et nous avons une direction de vent qui nous fera avancer au près (pas la meilleure inclinaison pour une avancée rapide du bateau). Bref conditions très mauvaises pour la navigation.
Réunion d'urgence du groupe : que fait on? A l'unanimité, les jeunes veulent partir. "On va être malade, on va en "chier", mais on l'a déjà fait, on peut le faire, et on veut partir de Sète!". Ok, alors repas, nettoyage et c'est parti.
Départ à 15H. Et oui avant de partir, il faut nettoyer le coin cuisine et repas, vérifier les niveaux d'eau et de carburant, ranger tous les objets qui pourraient nous blesser pendant la navigation, et surtout refaire un point sur la sécurité (quels risques, comment les prévenir, et quels réactions avoir si ils arrivent quand même).
Nous voici partis : et nous subissons vents, pluie, vagues allant jusqu'à 2 mètres, grêle, orage et éclairs. Mais les moussaillons sont enthousiastes, rien ne leur fait peur et ils adorent les grosses vagues, on se croirait dans un grand 8. Au bout d'1H30 en mer, le capitaine décide de rentrer au port de Sète : la situation météorologique se transforme en petite tempête localisée et on constate une voie d'eau dans le bateau. Petite déception, mais personne ne peut remettre en question l'avis du capitaine et nous savons que la sécurité est en jeu.
Arrivés près du port, nous pensions que la situation allait s'améliorer puisque le port est protégé par des immenses digues. Que nenni! Les vagues sont rejetées hors du port, mais le vent reste puissant et mal orienté. Il nous est impossible de rejoindre notre quai habituel car le vent nous emporterait contre la digue. Nous accostons une première fois à la "station essence" des bateaux, en pensant attendre que le vent se calme. Manque de bol, ils attendent des chalutiers pour faire le plein, nous devons repartir directement. Finalement, nous nous accosterons sur un autre quai (mieux orienté par rapport au vent). Là encore quelques frayeurs : les gros bateaux prennent beaucoup de place, il va falloir se trouver une petite place et que les moussaillons qui descendent sur le pont soient rapides pour nouer les amarres ce qui retiendra le bateau avant que le vent ne l'emporte. Anaïs, Caro, Abdelnour et Farid remplissent leur mission, aidés par quelques badauds. OUF, enfin apponté, tout le monde respire. Chacun se remet de ses émotions, jusqu'à ce qu'on réalise qu'on se trouve à 30 min de marche des douches et des toilettes... Bon, pas grave, on ira faire nos besoins dans la nature, et on sentira pas la rose pour le lendemain. Enfin, on n'a l'habitude des conditions parfois précaires dans les bateaux, cela n'entache en rien le plaisir du séjour en mer.